Et si le corps envoyait des messages ? Et si les manifestations physiques avaient un sens ? Et si apprendre à écouter son corps permettait de mieux se connaitre ? De mieux se comprendre ?
L’intelligence émotionnelle du corps est une pratique de bien-être holistique qui prend en compte la dimension globale de l’être : le corps, les émotions, le mental.
Certains auteurs apportent l’hypothèse que les maux du corps parlent de nous et de nos surstress émotionnels. L’approche en intelligence émotionnelle du corps se penche sur la place et l’impact des pensées, des émotions et du stress comme pouvant être liés aux manifestations physiques.
T’es-tu déjà demandé quel pouvait être le message qui se cache derrière ‘le signal fatigue’ ?
Dans le sens commun, le message est assez clair : s’arrêter, honorer son besoin de repos car le corps veut optimiser son niveau d’énergie (combattre une maladie par exemple).
En bien-être holistique, le message est plus subtil. Voici la piste de réflexion que je te propose :
Dans certaines situations, la fatigue marquée apparait lorsque l’on doit prendre une décision, faire un choix. En symbolique émotionnelle des maux du corps, on nomme cela un conflit de direction avec le doute de prendre la bonne ou la mauvaise décision. Le grand stress émotionnel sous-jacent est la peur profond de ‘s’égarer de sa route’, de se perdre. A cela, tu peux ajouter les conflits émotionnels de culpabilité et d’impuissance.
Biologiquement, le cerveau est programmé pour assurer la survie de l’espèce alors s’il ressent le doute et qu’il évalue qu’il y a un risque que tu prennes ‘la mauvaise route’ celle qui est associée au danger, aux peurs … il va considérer que tu risquerais de mourir.
Pour t’éviter de ‘mourir’ (pour le cerveau) ou de mourir d’épuisement à chercher la juste direction pour toi, la solution parfaite de survie qu’a trouver le cerveau est de mettre ton corps en fatigue pour que tu ralentisses et, éventuellement, que tu ne prennes aucune décision car si tu ne prends pas de décision tu ne risques pas de prendre ‘la mauvaise’ donc tu ne risques pas de mourir.
Je t’explique le conflit de direction avec l’exemple du conflit du mouton.
Le mouton est un animal qui vit en troupeau afin d’être en force face aux prédateurs. Il arrive que l’un d’eux s’éloigne suffisamment du groupe pour se perdre. Se retrouvant seul, il est en danger de mort. Lorsqu’il réalise qu’il est perdu, le mouton se met à courir dans tous les sens pour retrouver ses congénères mais bientôt, ne sachant plus dans quelle direction aller, il tourne en rond et perd ses forces. S’il continue ainsi, il risque la mort par épuisement. Seul et sans solution, le cerveau biologique prend le relais : pour sauver cet animal, il faut arrêter ses mouvements désordonnés et qui l’amènent nulle part. Son cerveau va nécroser sa corticosurrénale. Concrètement, la corticosurrénale se trouve derrière le rein et elle gère l’énergie vitale. Si elle est nécrosée, l’information ne passe plus et le mouton ne peut plus utiliser son énergie en réserve et il s’écroule. Retenons bien qu’il ne tombe pas parce qu’il n’a plus d’énergie, il tombe car son cerveau le met en fatigue pour lui éviter un sur-stress et un épuisement certain en recherchant sa direction et son troupeau.
Comprends-tu le sens de la fatigue maintenant ? Lorsque tu ressens une très grande fatigue, il est possible que tu vives le conflit du mouton c’est-à-dire la perte de direction : je ne sais pas quelle décision prendre, quelle direction prendre.
Dois-tu prendre une décision importante ? As-tu pris une décision sur laquelle tu doute d’avoir pris la bonne / mauvaise décision ?
Fais-tu le travail qui te fait vibrer ? Es-tu heureux dans tes relations ? Sais-tu ce que tu veux pour toi ? Te questionnes-tu sur le sens de ta vie ? …




